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dimanche 14 mars 2010
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destination sahara en camping-car
dimanche 15 juin 2008
par La rédaction Senior plus

La médina blanche et bleue d’Asilah, les vestiges romains de Lixus, le thé à la menthe, mais aussi la vie moins chère, le soleil : mille et une raisons de mettre durablement cap au sud, en camping-car.

sahara en camping-car
REPÈRES

PRATIQUE

STATIONS-SERVICE

Jusqu’à Tiznit, de nouvelles stations-service proposent des douches, des coins repos où grignoter de bons tajines pour environ 3 €. Au sud de Tan Tan,l’essence est détaxée.

PRÉCAUTIONS

Évitez de rouler la nuit à cause des animaux. Au sud de Laayoune,ne quittez pas la route. Il existe encore un grand nombre de zones minées non signalées. Mis à part à Casablanca et Tanger, e risque de vol est moindre qu’en Europe. Lors des baignades, faites attention aux forts courants qui balayent la côte.

À EMPORTER

Jusqu’à Agadir, on trouve des supermarchés et des pharmacies.Le vin est, bien sûr, moins cher en Espagne. Au-delà d’Agadir,on trouve l’essentiel à Tan Tan,Laayoune et Dakhla. Sur la côte,pensez à emporter beaucoup d’eau. Les pêcheurs isolés sont prêts à en échanger 30 litres contre 15 kilos de poisson !

Amateurs d’oiseaux ? L’oued Massa constitue la plus belle réserve ornithologique du Maroc, avec sa plage déserte et, tôt le matin, sa colonie d’ibis chauves… Plus loin, la route file dans le désert à quelques brasses de la côte tour à tour bordée de plages et de falaises vertigineuses d’où des milliers de pêcheurs taquinent le bar, le pageot, le poulpe. Après Laayoune, ville moderne tirée au cordeau, il vous reste 540 kilomètres de route pour découvrir le plus somptueux paysage maritime du Maroc : la baie du mythique Rio de Oro. Installez-vous en face de l’île de Troukh pour contempler la magie de l’eau entrant dans ce désert au gré des marées où se posent hérons, sternes et flamants roses. Par petites étapes, sur des routes très praticables, les Européens du Nord sont nombreux à migrer au sud quand l’hiver approche. Comme André, 65 ans, qui, vers Mirleft, savoure un pastis. “On a apporté le foie gras et le champagne pour Noël. Nous avons de quoi tenir cinq mois.” Avec un autre couple, ils ont posé leurs camping-cars, seuls face à la mer. Les pêcheurs leur apportent des poissons, et ils trouvent fruits et légumes au marché de Sidi-Ifni. Il est temps, comme disent les Marocains, de chasser les mouches, autrement dit de se tourner les pouces…

Maroc, terre promise des camping-caristes

En hiver, le Maroc apparaît comme l’eldorado du camping-car. Température idéale, prix bas, français parlé à tous les coins de rue, autant de raisons qui poussent les seniors à suivre les oiseaux migrateurs. Une fois sur place, les destins sont variés : voyage semi-organisé pour Monique et François, indépendance totale pour Jean- Pol (lire encadré) ou véritable campement d’hiver pour des centaines de camping-caristes décidés à recréer, parfois de façon sauvage, les ambiances de campings bondés que l’on trouve l’été sur les côtes françaises. Bref, outre-Méditerranée, tout le monde trouve son bonheur, quelle que soit sa conception du voyage en maison à quatre roues. Et pour tous le même mot d’ordre : au chaud !

jean-pol, amoureux du maroc

Tout jeune, j’avais déjà l’âme d’un aventurier. J’ai parcouru l’Europe de long en large. Maintenant, préretraité, je peux jeter mon dévolu sur des destinations plus lointaines. J’ai toujours recherché le dépaysement dans mes voyages et, au Maroc, je l’ai trouvé : le temps ne compte pas, demain est un autre jour et la région est surprenante en diversité de paysages et de peuples. Je compte bien accomplir régulièrement cette transhumance hivernale. De plus, les Marocains ont adopté le français comme deuxième langue. La police, comme la gendarmerie ont manifestement reçu l’ordre de favoriser les déplacements des nomades que sont les campingcaristes. Priorité, donc, au tourisme ! Nous sommes accueillis à bras ouvert par les petits commerçants locaux. Nous dépensons nos devises plus que de coutume, car nous n’avons pas à prévoir de budget chauffage pour l’hiver…

camping-car : larguez les amarres !

Avec un camping-car, plus besoin de location ni d’hôtel : vous voyagez avec votre maison. Une façon futée d’allier aventure à l’étranger et sécurité du voyage à plusieurs.

Les Français aiment le camping-car : en dix ans, les immatriculations de véhicules neufs ont plus que triplé. Clientèle privilégiée de ce marché en expansion : les seniors. Il faut compter en moyenne 40 000 à 50 000 pour un camping-car neuf. Le prix d’un petit studio, et l’équivalent de 400 à 500 nuits d’hôtel. Ce calcul, les propriétaires de ces véhicules tout confort ne le font jamais : pour eux, le rêve, ça n’a pas de prix ! “Nous avons commencé par la tente, puis la caravane et, dès la retraite, nous avons acheté le camping-car”, racontent Monique et François, 64 et 69 ans, retraités dans l’Eure. En France, ils partent en solo, mais à l’étranger, ils confient leur sort à un voyagiste spécialisé. Le trajet est déterminé, les étapes balisées, les visites à réaliser identifiées, mais pas de file de camping-cars se déplaçant à la queue leu leu : chacun, la veille au soir, participe au briefing puis se débrouille seul dans la journée, armé des indications fournies par le guide, avant de rejoindre, en soirée, le lieu de rendezvous et la place de camping qui lui a été réservée. “C’est très sécurisant, estime Monique. C’est un bon compromis entre l’aventure et le voyage organisé. Nous sommes souvent partis avec cette formule, notamment au Maroc plusieurs fois. C’était magique !”

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