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lundi 06 septembre 2010
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un château-surprise !
mardi 22 juillet 2008
par Karin Filhoulaud

Jardins, chapelle, logis royal, tours, portes, tapisseries… le château d’Angers dispose de nombreux atouts pour séduire tout un chacun.

Des remparts épais, des douves profondes… et des massifs de délicates fleurs qui les tapissent ! Le Château d’Angers, c’est ce mélange de rudesse et de douceur. De l’extérieur, on le prend pour une lourde forteresse médiévale. A l’intérieur, on découvre un lieu soigné et même sophistiqué.
C’est vers 850 que le tout premier château est édifié, mais ce n’est qu’au 13e siècle que le site prend une réelle importance, lors du rattachement de l’Anjou au royaume de France. Pour preuve, Saint Louis fait construire 17 tours pour protéger le site ! Il devient l’une des plus redoutables place forte de France. Cela ne l’empêche pas aux 14e et 15e siècles, d’être remanié dans le tout jeune style Renaissance. Au 16e siècle, à cause des guerres de religion, il faillit disparaître. Seules ses tours furent finalement arasées.

Jardins et bâtisses de tuffeau

Le pont-levis franchi, les visiteurs découvrent jardins verdoyants et soignés, et blanches bâtisses de tuffeau richement décorées. Pour apprécier l’ensemble, on monte au sommet de la tour du moulin où la guide évoque la ville et les divers styles architecturaux représentés sur le site. Sur le tracé du chemin de ronde, un jardin des simples a été planté. On y voit par exemple des feuilles d’acanthe dont on retrouvera la forme taillée dans la pierre en guise d’ornement. Quelques rangées de vigne donnent à la guide l’occasion d’évoquer le vignoble d’Anjou d’hier et d’aujourd’hui.

Les visiteurs découvrent ensuite la vaste chapelle décorée d’accolades, chouffleries, flammes, fragments de fresques… Elle séduit par son style gothique flamboyant, mais aussi par sa clarté : ses murs de tuffeau reflètent intensément la lumière que de grands vitraux du 15e siècle laissent largement passer. Le petit oratoire réservé aux Ducs et séparé du reste de la chapelle par des cloisons décorées d’arcs flamboyants dessinés en rouge finit de surprendre.

L’Apocalypse

Dans le logis royal à la décoration tout aussi recherchée, des maquettes retracent l’évolution architecturale du château.
On y découvre aussi des tapisseries des 16e et 17e siècles. Mais c’est à l’Apocalypse qu’il faut dédier le plus de temps. Elle est exposée dans une galerie moderne et sombre pour la conserver au mieux vu son grand âge ! Elle fut en effet tissée à la demande de Louis Ier d’Anjou vers 1375. Avec ses 104 mètres de long, elle est aussi de dimension extraordinaire. Ses innombrables symboles et signification cachée en font aussi une œuvre très complexe. Autant de spécificités qui impliquent une visite guidée.

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