En traversant les arcades des arènes de Nîmes, on passe de la ville où l’on travaille à la piste où l’on se divertit. Tels les Romains et les aficionados de tauromachie, les visiteurs y passent un très agréable moment.
Centre ville de Nîmes
www.arenes-nimes.com/fr/nimes
Tél. : 04 66 21 82 56
Imposantes, les arènes de Nîmes, édifiées au Ier siècle, le sont indéniablement avec leurs deux niveaux de soixante arcades superposées. Mais elles apparaissent vulnérables également, tant certaines pierres sont rongées par le temps et la pollution. Ainsi, fragiles, semblent-elles, peut-être, plus avenantes à qui s’en approche…
Les rugissements des fauves...A mesure que l’on pénètre au saint du saint de cette bâtisse, entre les épais murs des arcades, le bruit de la ville faiblit et le silence grandit. Dans les galeries voûtées et sombres, seules les ouvertures qui mènent aux gradins et par lesquelles les rayons de soleil se glissent, permettent d’éclairer les lieux. Il faut suivre l’un de ces chemins lumineux pour être ébloui, autant par l’éclat du soleil que par la beauté du site : l’arena ovale de sable d’or sertie de 34 rangs de gradins de pierre grise partant à l’assaut d’une ciel bleu. Les visiteurs peuvent alors imaginer ce qui se passait là il y a des siècles. Les olas du peuple romains, les cris des combattants, les rugissements des fauves… l’audioguide très vivant aide les moins imaginatifs !
Au dernier étage, de grands panneaux montrent les différents types de gladiateurs avec armes et armures, et l’architecture de ces arènes. Elles laissent s’introduire, à certains endroits, le présent. L’écho de rires d’enfants ravis de pouvoir se défouler dans un monument historique, se fait entendre. Les sommets de la ville dépassent juste pour que l’on se remémore son existence. A travers une arcade, on découvre, dans un cadrage parfait, une coupole coiffant un élégant immeuble sculpté du sceau RF… les époques se mêlent ! La visite se poursuit au rez-de-chaussée dans deux salles où sont mis en scène efficacement deux thèmes. Dans le « Quartier des gladiateurs », leur vestiaire reconstitué en fait, on découvre leurs armures, sandales, filets, fourches, lances, couteaux… Et on les voit combattre au travers d’un hologramme, toujours magique, de fragments de mosaïque, de posters, d’extraits de films… et d’une bande son à nouveau très présente et prenante.
Que l’autre salle, celle dédiée à la tauromachie s’appelle « Couleurs des corridas », on le comprend très bien en y pénétrant. En effet, en plus de posters et de films très colorés sur ce thème, on peut admirer, dans une grande vitrine, les habits de lumière scintillants de toreros. Leurs tonalités gaies et vives contrastent avec un torse de taureau brun foncé qui semble faire irruption dans un coin de la pièce… surprenant, autant peut-être que les bustes de taureaux sculptés sur le haut des arcades et sous les regards desquels on quitte les jeux et les lieux.