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samedi 13 mars 2010
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baie de somme une destination dans le vent
mardi 13 novembre 2007
par La rédaction Senior plus

C’est un père facteur qui a donné le goût de l’observation des oiseaux à Philippe Caruette, responsable pédagogique du parc du Marquenterre. Visite guidée.

baie de somme

CARNET

À VISITER

  • Parc ornithologique du Marquenterre

Saint-Quentin-en-Tourmont.

tél : 03 22 25 68 99

  • Pour une traversée à pied de l’estuaire

avec un guide nature, prévoir des bottes en caoutchouc.

  • Promenade en baie au Crotoy

5, chemin des Digues

tél : 03 22 25 68 99

  • Jardins de Valloires, à Argoules

Dessinés par Gilles Clément, ils sont passionnants en toute saison.

tél : 03 22 23 53 55

www.jardins-de-valloires.com

OÙ DORMIR

Chambre d’hôte de Michèle Douchet, à Saint-Valery-sur-Somme. Demander une chambre avec vue sur la baie.

tél : 03 22 60 97 55

OÙ DÎNER

La Marinière, au Crotoy, rue de la Porte du Pont, une des meilleures adresses de la région.

tél : 03 22 27 05 36

Moules-frites à La Bonne Franquette

au Crotoy.

tél : 03 22 27 01 63

ACHETER

  • Chez Fernand Gallet

Un gâteau battu, spécialité de brioche.

À Saint-Valery

tél : 03 22 60 94 69

  • Chez Delaby

Pêcheurs de poissons du coin. Des coquilles saint-jacques, soles et turbots le dimanche matin.

À Saint-Valery

tél : 03 22 60 73 06

À CONSULTER

www.baiedesomme.fr

Une clairière sablonneuse, des pins qui bruissent, une maison qui sent bon la gaufre sucrée et le chocolat chaud. Malgré le vent qui souffle et la pluie qui s’annonce, les visiteurs, jumelles en bandoulière, quittent le pavillon d’accueil du Marquenterre pour partir à la rencontre des oiseaux. Dans ce parc ornithologique créé en 1973, oies cendrées, canards pilets et autres barges rousses font, chaque année, une halte entre l’Afrique où ils passent l’hiver et le nord de l’Europe où ils se reproduisent. Soit 5 000 kilomètres avalés en deux jours quand les vents sont favorables.

Le peuple migrateur

Depuis le succès du film de Jacques Perrin, Le peuple migrateur, les visiteurs – 140 000 par an – redoublent d’intérêt pour les moeurs de ces grands voyageurs. “Sur les cinq millions d’individus qui migrent chaque année, seule la moitié revient à bon port”, explique Philippe Carruette, responsable de la pédagogie et du suivi naturaliste, qui n’a pas attendu le film pour se passionner pour la vie des oiseaux. Tous les jours, il sillonne le parc, observant le moindre mouvement des sables sur les digues, le comportement des migrateurs dans l’eau et sur terre, mais aussi celui des moutons, sangliers, renards et autres mammifères qui habitent les lieux. C’est en accompagnant son père dans ses tournées de facteur qu’il a appris à les regarder. “Il ne connaissait pas les noms, mais il savait tout sur eux.Comment l’oie vit en couple pour la vie, au point d’être menacée de déprime et même de mort si elle perd son partenaire et devient célibataire. Comment les canards pilets, originaires d’Ukraine, ont un ventre blanc teinté d’orange quand ils reviennent des sables du Mali. Comment les oiseaux n’ont pas d’odorat et peuvent donc être bagués et remis dans le nid sans que les parents le sentent et ne les abandonnent. Car, derrière les allées et venues des oiseaux en liberté se cache un immense travail de l’homme pour faire exister cette réserve. Un polder créé à l’origine par Michel Jeanson, ingénieur agronome, pour cultiver tulipes et légumes.
Ces 200 hectares sont aujourd’hui constamment travaillés pour que les arbres n’envahissent pas les zones humides, que l’herbe ne pousse pas trop haut et que l’eau soit à bonne hauteur pour chaque espèce en migration. Car, c’est à longueur d’année que le va-et-vient a lieu. Nature toujours, si l’on préfère les veaux de mer aux oiseaux, c’est encore en baie de Somme qu’il faut se rendre en compagnie de Jean-Michel, imbattable sur les grands hommes de la baie, Jules Verne et Colette. Trois heures de traversée à pied et à marée basse pour découvrir gros vers de terre et feuilles goûteuses, et revenir fourbus déguster la fameuse flamiche picarde, les soles fraîchement pêchées et le cresson craquant sous la dent.

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