Oubliée la grisaille ! Place à la fête et à l’amour, le temps de faire un petit tour sur la lagune.
Au programme : le rôle de votre vie, découverte de la nouvelle Fondation Pinault et dégustations en tout genre !
Forfait week-end 4 jours, 3 nuits, à partir de 579€ par personne en hôtel 2** ou 660€ en hôtel 3***, vol AR Paris-Venise, transfert bateau privé, chambre double, petit déjeuner.
Nouvelles Frontières
tél : 0 825 000 825
Osteria Al Pantalon Un émincé de poulpe sur roquette et des spaghettis au homard pour moins de 20€ par personne. Quartier de Dorsoduro
tél : 041 710 849
Da Mario Alla Fava
Pour ses hors-d’oeuvre de poissons, ses pâtes à l’encre de seiche, ses chocolats, son cadre et son patron. 50€ par personne. Près du Rialto
tél : 041 528 5147
De belles grosses bagues en verre de Murano 9€ pièce, chez des verriers à côté du pont de l’Académie.
Bonne nouvelle ! Si vous n’êtes pas amoureux, si vous ne fêtez pas vingt ans de mariage et que vous n’avez pas une passion particulière pour Le Tintoret ou Véronèse, c’est le moment idéal d’aller faire un tour à Venise. Loin de la canicule estivale, quand une petite brume percée par quelques rayons de soleil ajoute aux mystères de la ville, une étrange complicité naît entre les passants. Le temps du carnaval de février – habilement et commercialement remis à l’honneur depuis une quinzaine d’années – étant passé, le boulanger ou le cordonnier ne sont plus obligés de se déguiser, et les amateurs de calme et de naturel reprennent leurs droits. Le spectacle commence dès la sortie du train (les marches de la gare descendent vers le Canal) ou de l’avion, et c’est vous qui en êtes le héros ! Très spectaculaire, l’atterrissage de nuit permet de voir Venise illuminée, avant de monter dans un bateau taxiqui vous attend à la sortie de l’aérogare. Le temps de rejoindre le lieu de débarquement le plus proche de votre hôtel (environ 30 minutes, où qu’il se situe) et vous êtes déjà entré dans un rêve. Les poteaux de bois balisant le passage défilent dans la nuit, le Grand Canal et ses palais illuminés s’offrent à vous. La première visite à Venise est pourtant déconcertante.
Amateurs de lignes droites, s’abstenirComment s’y retrouver dans ce dédale de petites rues qui n’ont pas de nom, ou alors un nom quasiment impossible à trouver sur le plan ? Très vite, on se met dans l’ambiance. Amateurs de lignes droites, s’abstenir. La configuration de la ville, avec ses canaux qui se croisent, interdit d’aller d’un point à un autre par le plus court chemin. Alors, on se repère en suivant les grandes indications sur les murs : vers le Rialto, vers San Marco, vers l’Arsenal, vers l’Académie… Près des points stratégiques, célèbres places, grands musées, difficile d’éviter les touristes. Mais dès qu’on s’éloigne des axes principaux, Venise est étonnamment calme et déserte, en toute saison. Alors, trois jours à Venise ? Le temps d’une visite à l’Académie, pour le Tintoret et Giorgione, au palais Grassi (lire encadré) et chez Peggy Guggenheim, pour imaginer la vie d’une milliardaire amoureuse de Venise, des artistes et de ses petits chiens ; le temps de quelques achats, quelques délicieuses pâtes et seiches, et vous voilà reparti ! Ce soir-là, la brume interdit tout retour en bateau. Dans le taxi, vers l’aéroport, le chauffeur vous confie en français son problème : il va bientôt se marier, mais où partir en voyage de noces quand on est vénitien ? À Paris, bien sûr ?
La joie de vivre, au palais GrassiImaginez que vous soyez milliardaire et que vous possédiez l’une des plus grandes collections d’art moderne, que vous veniez de vous offrir un palais à Venise et que vous décidiez de présenter une exposition. Qui allez-vous choisir ?
Palais Grassi-Venise (Fondation Pinault)