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vendredi 30 juillet 2010
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andros une île grecque furieusement fifties
mardi 11 septembre 2007
par La rédaction Senior plus

À seulement deux heures de bateau d’Athènes, Andros est une des îles les plus belles, les plus secrètes où règne l’esprit d’escalier.

PRATIQUE

Y ALLER

  • Vols Paris/Athènes à partir de 40€ sur Easy Jet.

www.easyjet.com

  • Bateau Rafina/Andros, 2 heures, 9€ par personne.

OÙ DORMIR

  • Hôtel Korthion, petites chambres avec vue sur la mer, climatisées, à 45€, dans la baie de Korthi, Andros.

tél : (30) 22 820 61218

OÙ DÉJEUNER

  • Nautilos, sur la baie de Korthi, délicieux poisson grillé.

tél : (30) 22 820 61218

  • Le petit escalier, quelques chaises installées dans les escaliers de Chora. Cuisine familiale : fourtalia, beignets de fleurs de courgettes et délicieuses boulettes de pommes de terre à la menthe.

tél : (30) 22 820 22822

ACHETER

  • Pétales de roses et fleursde citronnier confits chez Dimitri Laskaris, une maison ouverte en 1906 qui perpétue la tradition, à Chora.

tél : (30) 22 820 22305

LOUER UN SCOOTER

Indispensable pour se déplacer dans l’île, chez Aris, à Chora.

tél : (30) 22 820 24381

À L’ALLER OU AU RETOUR

S’arrêter pour dormir au Cap Sounion et découvrir l’Aegeon Hotel, un havre design au pied du temple d’Apollon. 8 jours/7 nuits, à partir de 944€ avec transferts en Mercedes.

STI VOYAGES MEDITERRANEE

tél : 01 55 37 23 45

www. stivoyages.fr

Àbord du ferry l’Express Athena, on les reconnaît facilement les passagers à destination d’Andros. Ni pèlerins religieux habillés de noir en route pour Tilos, ni touristes branchés se rendant à Mikonos, les voyageurs pour Andros sont (quasi) exclusivement grecs, se déplacent en famille et font dans la discrétion. Longtemps domaine réservé des armateurs d’Athènes, dont la célèbre famille Goulandris qui y a installé une belle fondation d’art contemporain ouverte au public, Andros commence à peine à s’ouvrir au tourisme. Mais ce qui tient lieu d’office du tourisme est une petite cabane au milieu de la place du village, tenue par une jeune fille qui ne parle pas anglais et distribue prospectus et listes de chambres écrits en grec. Ici, rien, ou presque, n’a bougé depuis les années 50, quand le photographe Andreas Embiricos, issu d’une famille d’armateurs, immortalisait les figures de l’île, comme le patron de l’hôtel Korthion, construit en 1939 sur la plage de Korthi. Quinze chambres récemment repeintes et climatisées, mais toujours meublées comme à l’origine, dont les pensionnaires sortent le matin en maillot de bain, bonnet de plastique sur la tête pour les femmes, pour une petite trempette matinale. Car ici on ne nage pas, on “salonne” dans l’eau. Yayas (grandsmères) avec leurs petits-enfants, copines de tous âges en mal de confidences ou messieurs très sérieux, chacun se tient droit dans la mer, immobile, dans des conversations qui semblent sans fin.

La grande question à Andros : quelle plage choisir ? Celle du Rocher de la Vieille ? Au bout d’un petit sentier, une étendue de sable plantée d’un drôle de rocher torturé par la mer et le sable. Celle de Vitali ? Après une longue piste de terre, une étendue de sable blanc et une taverne épatante. Celle de Korthi, avec la taverne Gitsa, une des meilleures de l’île ? Celle de Zorgos, langue de sable blanc au nord de l’île avec taverne ombragée, ravitaillée par un bateau de pêcheurs ancré dans la baie ? Ou tout simplement Batsi, la plus touristique des trois “villes” de l’île, dont les rochers sont baignés d’eau transparente, non loin de la “taverne de l’Anglaise”, vraie carte postale paradisiaque pour les yeux et le palais. Taverne et plage, plage et taverne, le duo se décline ici à l’infini ou presque. Les plages sont désertes, même en plein mois d’août, mais à l’heure du déjeuner, entre deux et cinq heures, les clients surgissent de nulle part. Si le poisson reste cher, et trop souvent frit ou baignant dans l’huile, les calamars, grillés ou légèrement farcis de fromage et passés au four, sont inoubliables. Tout comme les légumes, vlita proches des épinards servis en salade, tomates, poivrons et aubergines qui ont ici une saveur particulière. Accompagnée de câpres, cueillies sur les câpriers sauvages qui poussent un peu partout dans l’île, même l’incontournable salade grecque varie mystérieusement à chaque taverne. Le soir venu, l’atmosphère très “fifties” se prolonge dans la rue principale piétonne de Chora, la capitale d’Andros. Femmes sur leur trente et un, vieille dame très chic conduite dans sa voiture électrique de golf par une jeune femme philippine au milieu des piétons, vieux messieurs attablés devant l’ouzo, chacun regarde et se fait voir. Surgissant des ruelles en escaliers, les passants s’apostrophent, prennent des nouvelles, entrent chez Laskaris pour acheter les pétales de roses confits, spécialité locale, à moins qu’ils ne préfèrent les macarons du pâtissier d’à côté. C’est décidément dans les escaliers que tout se passe : le meilleur marchand de légumes, comme la meilleure taverne de la ville, baptisée Le petit escalier. En y dégustant la fourtalia, surprenante omelette aux pommes de terre et à la saucisse, on oublierait presque qu’on est en Grèce. Rien de surprenant, nous sommes à Andros.

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