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vendredi 30 juillet 2010

dépression

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nuiclaire
Lieu: Val-de-Marne (94)

Jeudi 31 Janvier 2008 15:35:44

Bonjour à tous,

Chez les seniors, on dirait que ce sujet fait peur. Non? Personne n'en parle.

Etes-vous sujet à la dépression où à la déprime (pas la même chose)?
Avez-vous appris à profiter de l' "ici et maintenant"?

Personnellement, je trouve cela très difficile. Et quand, bien soignée la "dépression" (la maladie) est terminée, il faut s'accrocher:
Une fleur, une musique, l'attente des autres, croire, croire je ne sais quoi mais "y croire".
Et ne pas rester seul, prendre les maux et les mots au sérieux (les siens et ceux des autres).
Et apprendre a vivre l'humour.
AIDONS-NOUS...

nuiclaire

lucia

Mercredi 06 Février 2008 19:31:59

bonjour nuiclaire,

Aujourd'hui sur la 5, dans l'émission Le Magasine de la Santé, ils ont beaucoup parlé de la dépression chez les séniors.
Allez voir sur le site www.france5.fr dans la rubrique magasine de la santé. C'est très bien fait.
Ils ont donné un numéro d'aide, le 3977.
A vérifier sur le site.

à bientot

Marie-Jose
Lieu: Gironde (33)

Vendredi 08 Février 2008 14:02:34

Nuiclaire, tu as raison de dire que ce sujet fait peur. Souvent, les proches d'une personne dépressive ne savent pas comment faire pour l'aider, et c'est ça qui fait peur. On dit qu'il faut se secouer, mais c'est plus facile à dire qu'à faire. Personne ne réagit sur ce sujet, personne n'est concerné ? C'est difficile à croire...

Mimi_pinson
Lieu: Nord (59)

Vendredi 15 Février 2008 0:32:36

Lucia, ca m'intéresse cette émission mais je ne l'ai pas trouvé sur le site de France 5 . Ils les enlèvent au fur et à mesure sans doute? ou alors j'ai mal cherché .
Si quelqun a le lien, je suis preneuse.

JEN
Lieu: Seine-et-Marne (77)

Vendredi 15 Février 2008 10:32:00

La dépression est une maladie ! Cependant ceux qui en sont atteints galèrent souvent sans oser consulter un médecin.

Heureusement elle se soigne désormais par des médicaments extraordinaires qui représentent un véritable révolution ! Avant il fallait se contenter de souffrir ou de se suicider. C'était un avant-goût de l'enfer...

Bien sûr, avant et après les soins, rien ne vaut la chaleur humaine, et une bonne dose de philosophie (stoïcisme et épicurisme)

lucia

Vendredi 15 Février 2008 17:02:23

Voilà ce que j'ai trouvé sur le site, mais pas moyen de mettre la main sur le cas des séniors.
Ce dossier est tout de même intéresant.

http://www.france5.fr/sante/maladie/W00497/3/

sophros

Jeudi 31 Juillet 2008 18:21:28

Le sujet dépressif est celui qui se trouve dans une "impasse" de son existence. Quelque chose ne va pas dans sa vie, il essaie de trouver une solution mais il tourne en rond. Jusqu'à ce qu'il s'épuise, qu'il "jette l'éponge". C'est le break-down. La suite logique est la maldie, qu'elle soit physique ou psychique.
Marie-José, il est aussi idiot de demander à un sujet dépressif de se secouer que de demander à un paralytique de se lever (quoi que l'on connaisse un cas célèbre...).
JEN, je préfère votre injonction à la vie que votre émerveillement pour les médicaments. Ces camisoles chimiques peuvent avoir un intérêt momentané mais ne sont, en aucun cas, une solution pour aider la personne à sortir de l'impasse. En stabilisant leur humeur, ils lui permettent seulement de ne pas sombrer mais, surtout pas, de retrouver l'énergie qui donne goût à la vie.
Les "déprimes" peuvent être banales et passagères. Mais elles peuvent aussi masquer un mal plus grave qui peut encore être contrôlé. Ce dont le malade a besoin, c'est de parler, de faire le tri dans le "noir" qu'il perçoit enparlant à quelqu'un qui sait écouter.

papy-boom
Lieu: Hérault (34)

Mercredi 06 Août 2008 22:34:48

Vous présentez la maladie comme résultant de la dépresssion pourtant, on dit partout que la dépression est en soi une maladie , non?

sophros

Jeudi 07 Août 2008 11:22:26

Papy-boom, je suis d'accord avec vous. La dépression est bien une maladie "psychique". Je disais qu'elle est le résultat d'un "mal-être" . Le sujet est dans une impasse de son existence et si il ne trouve pas la solution pour s'en sortir, alors il tombe dans la maladie. Cette maladie peut être organique (ulcère, cancer) ou le sujet présente ces symtômes d'apathie, de tristesse qui sont propres à une psycho-pathologie dépressive : la dépression.

Topaze
Lieu: Haut-Rhin (68)

Vendredi 15 Août 2008 13:40:08

Bonjour sophros,et Papy Boum
Le sujet de la dépression est très grave,pour ma part, je pense qu'elle peut avoir plusieurs visages, celle qu'on voie et celle qui s'ont caché.Je suis d'accord que la dépression vient d'un mal-être psychique,et si on trouve la cause intime de ce mal être! on peut en guérir en l'aidant à transformer sa vision négative de lui-même à une interprètation positive de lui-même.Il faut certainement des personnes compétentes ,pour les aider à recontruire un monde qui les motiveront à créer de nouveaux objectifs. Je pense que toutes les dépressions sont uniques et personnel,et qu'il ni a pas de remèdes miracle.

sophros

Vendredi 15 Août 2008 19:22:55

Tout à fait d'accord, Topaze. Il faut seulement se souvenir que c'est le (la) malade lui-même qui possède la solution. Les seules aides efficaces sont celles qui permettent à la personne de prendre du recul par rapport au cercle vicieux dans lequel il se débat et prendre conscience d'autres choix existentiels possibles.
D'où les échecs de la médecine et des psychothérapies traditionnelles.

Topaze
Lieu: Haut-Rhin (68)

Dimanche 17 Août 2008 12:45:43

Sophros, la dépression est un cercle vicieux c'est vrai,en ce moment je suis entourée de personnes dépressives, qui tournent en rond sur une fixation,qu'ils ne veulent ou ne peuvent lâcher.Ils sont depuis des années en thérapie, chez des psy, qui leurs coûtent très cher,hélas sans résultat.Ils prennent des médicaments,et souvent ce réfugient dans l'acoolisme, ce qui est grave.Je crois qu'un grand choc émotionnel pourrais les aider?Je crois aussi que beaucoup ce réfugient dans cette maladie, pourqu'on s'occupent d'eux comme des victimes de la vie.parcequ'ils n'ont plus de rôle à jouer dans la société.Déplacer leur centre de fixation sur une émotion positive d'eux- même,et les pousser à l'action physique pourrait les aider?Où les fuir? avant d'être contaminé par leurs énergie destructive.

sophros

Lundi 18 Août 2008 13:45:53

Chère Topaze. C'est à croire que nous ne sommes plus que tous les deux sur le site. Les vacances, sans doute.
Je vous trouve un peu sévère avec ces dépressifs et ce n'est pas si simple. Je disais, plus haut, que la dépression était une psychopathologie qui résultait d'un mal-être dans l'existence dont le sujet n'arrive pas à se sortir. Il n'a pas la solution. La maladie, qu'elle soit psychique ou somatique (dysfonctionnements organiques) est une réponse inconsciente. Elle devient une "excuse". Elle justifie la demande de prise en charge par d'autres. C'est un peu comme si le sujet disait : "Voyez, j'ai tout essayé au point de m'en rendre malade". C'est ça, la demande de prise en charge. Dans nos sociétés, quand on est malade, on est pris en charge : par la médecine ou par les psys. Et ça marche ; la prise en charge arrive. Malheureusement, la réponse des thérapeutes est souvent totalement inefficace. Et pour cause ! Le problème n'est pas là. Tout le monde est dupe dans cette affaire.
Quand vous évoquez la nécessité d'un choc émotionnel, vous avez une part de raison. Mais qui peut provoquer ce choc ? C'est une affaire tellement personnelle. Il n'y a que la vie. Un évènement inattendu dans l'existence du malade vient interférer avec son histoire et l'oblige à voir son problème différemment. Au fond, ce sont les hasards de la vie qui permettent à la plupart des dépressifs de se sortir de leur maladie. Mais comme, dans le même temps, ils sont souvent en thérapie, il est facile d'attribuer les changements aux bien-faits de ces thérapies. Pendant cinq ou six ans (ou plus) de psychothérapie, il est bien rare qu'il ne se passe pas quelque chose dans la vie du malade qui le conduise à un changement.
La réponse médicale avec ses anti-dépresseurs est un moyen de stabiliser les émotions. La vie du sujet paraît plus normale mais les médicaments inhibent les pulsions créatrices qui sont les seules capables de permettent au sujet de s'en sortir. Ca peut durer longtemps...

sophros

Lundi 18 Août 2008 13:48:36

Topaze, j'en termine de cette mise au point.
Je pense que seul l'accompagnement du malade (je ne dis pas "la prise en charge" ) dans un travail psycho-corporel peut être vraiment efficace. Le praticien qui accompagne n'a pas de réponses pour le malade, pas de solutions miracles à proposer. Il est là pour le mettre en face de Sa réalité qui est globale : corps-mental-affectif.. Ce sont ces rencontres répétées du sujet avec lui même qui vont lui permettre de rencontrer ce "fil" qu'il va tirer comme on déroule une pelotte de laine et le conduire jusqu'au noeud du problème. Le noeud est là, sans la surcharge émotionnelle qui fait tout mélanger. Il devient alors plus facile de trouver et de tirer sur "le bon bout", celui qui va tout démêler. La "sophrothérapie" est un bon outil que j'ai souvent utilisé. Mais il y en a sûrement d'autres...

Gilles94
Lieu: Val-de-Marne (94)

Lundi 18 Août 2008 16:55:49

C'est vrai que le forum est plutôt calme en ce moment. Sophros, je me pose la question (souvent posée je crois) de savoir si la dépression a toujours existé et si elle est universelle ou bien n'existe t'elle que dans nos pays "développés" ?

sophros

Lundi 18 Août 2008 19:01:14

Bonjour, Gilles94. Je vois que vous avez fait comme moi un peu le tour du forum.
Pour revenir à la dépression, je pense qu'elle est "un luxe" de pays nantis. Lorsqu'il faut se battre quotidiennement pour, simplement, rester en vie, il semble que les systèmes d'alerte de notre cerveau émotionnel deviennent prioritaires pour mettre en place des stratégies d'urgence. Ceux-ci ne laissent plus de place "aux petits bobos" du moment. Même si, en d'autres temps, ces petits bobos peuvent détruire l'individu.
Ceux qui les ont fréquenté disent qu'il n'y avait ni dépression ni suicide dans les camps de concentration. De même, les hôpitaux psychiatriques étaient pratiquement déserts pendant l'occupation de la France par les Allemands.

sibellia
Lieu: Jura (39)

Mercredi 20 Août 2008 22:59:23

Nous aurions donc inventé simultanément une maladie et le traitement pour la guérir, alors.... Les antidépresseurs datent des années 60, je crois ?

sophros

Jeudi 21 Août 2008 12:06:09

Chère Sibellia, je ne pense pas que nous ayons inventé ni la maladie ni le traitement. Chaque individu possède ses compétences à se rendre malade comme à se soigner.
Ce que les sociétés occidentales ont inventé, c'est "la béance", la "schize" entre le corps et l'intellect porté au pinacle. Le matérialisme a nié le monde du "coeur" et des sentiments. Seuls existent le corps-machine qui doit obéir à la volonté du mental.
Ce que nous avons inventé, ce sont les conditions de vie qui sollicitent toujours plus les facultés d'adaptation de l'homme en faisant le pari qu'elles sont sans limites.
Mais ce n'est pas comme cela que çà marche. Le monde des sentiments qui permet de dire "Et moi alors, qu'est-ce que je deviens dans tout çà" n'a plus droit à la parole. Cette dénégation du "moi" doit trouver une issue. Si l'individu possède encore des ressources, il va poursuivre son comportement hors nature. Le jour où il est au bout du rouleau, il va s'effondrer dans la maladie pour prouver qu'il est bien un bon petit garçon prêt à faire ce que la société attend de lui mais qu'il ne peut plus parcequ'il est malade. Et il l'est, effectivement.
Tirons notre chapeau à cette faculté extraordinaire de notre inconscient qui, lorsqu'on est allé trop loin, nous déconnecte par une pathologie ou par une autre d'une vie devenue un enfer.
Il reste ensuite à comprendre pourquoi on en est arrivé là et à changer de cap. Pas forcément facile... Sinon, le symptome, qui était une alerte, devient vraiment une maladie qui, à court ou moyen terme, conduira à la mort.

Maggie
Lieu: Moselle (57)

Jeudi 21 Août 2008 16:41:18

Une collègue est en arrêt maladie de puis 6 mois, elle souffre d'un burn out (je ne garantis pas l'orthographe) c'est une sorte d'épuisement physique et moral parait-il. Est ce que ce ne serait pas une forme de dépression ?

sophros

Vendredi 22 Août 2008 10:05:02

Oui Maggie, excès de stress et dérapage... C'est çà le burn-out ou le breack-down ; autres expressions pour un même symtome.