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samedi 13 mars 2010
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ostéoporose : opération prévention
mardi 11 septembre 2007
par Catherine Brach

Une femme ménopausée sur trois en souffre. Aujourd’hui, prévention, dépistage et traitement se conjuguent pour limiter les risques de fracture et de perte d’autonomie. Enquête.

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Coll. Nouveaux traitements éd. médicales Bash

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www.osteoporoseparlons.fr

  • Lait, mensonges et propagande

Une explication révolutionnaire à l’épidémie d’ostéoporose.

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À68 ans, j’étais en pleine forme et, du jour au lendemain, tout a basculé : une chute, la fracture de la hanche, puis la prothèse et la maison de convalescence”, raconte Monique, 75 ans. “Le responsable ? L’ostéoporose, et je dois avouer que jusquelà, mes os étaient le cadet de mes soucis !”, ajoute-t-elle. C’est souvent une fracture de la hanche ou du poignet, un tassement vertébral, pire une fracture spontanée, qui révèlent brutalement l’ostéoporose. Ennemie silencieuse de nos os, elle se développe dès 50 ou 55 ans en amincissant et fragilisant le squelette de ses victimes, essentiellement féminines car la chute à la ménopause des oestrogènes, hormones qui protégent les os, accélère le processus.

L’HÉRÉDITÉ JOUE AUSSI UN RÔLE IMPORTANT

Une femme dont la mère ou la grand-mère est atteinte d’ostéoporose a plus de risques d’en souffrir. Les hommes, eux, sont moins touchés grâce à une sécrétion hormonale plus stable, des os plus solides et la pratique souvent plus intense d’un sport. Toutefois, l’ostéoporose, longtemps négligée, bénéficie désormais de grands progrès sur le plan de la prévention mais aussi du dépistage et des traitements. Pour garder des os en bonne santé, il faut agir principalement sur l’alimentation et l’exercice physique. “Mieux vaut commencer cette prévention le plus tôt possible, même si ces mesures sont bénéfiques à tout âge !”, confirme le docteur Rajzbaum, chef du service de rhumatologie à l’hôpital Saint-Joseph, à Paris.

LE CALCIUM ET LA VITAMINE D GARANTISSENT LA SOLIDITÉ DE NOS OS

Les produits laitiers, au besoin allégés pour garder la ligne, sont la meilleure source de calcium, mais il ne faut pas oublier certaines eaux minérales, les légumes verts comme les brocolis, les haricots verts… La vitamine D, qui permet au calcium de se fixer sur les os, est peu présente dans l’alimentation courante : on la trouve surtout dans les huiles de poisson, les poissons gras... À compléter donc par une exposition au soleil : un quart d’heure trois fois par semaine suffit à stimuler sa synthèse. L’activité physique, comme la marche, notamment rapide, le jogging mais aussi les escaliers à la place de l’ascenseur… entretiennent les os et les muscles. Et en renforçant la vitalité, elle diminue le risque de chutes, donc de fractures, ainsi que leur gravité. Un dépistage précoce permet aussi de commencer rapidement un traitement et d’éviter les fractures graves, à l’origine d’une perte d’autonomie importante. Un concept bien compris à l’hôpital Saint-Joseph, qui a mis en place un dispositif “spécial ostéoporose”. “Toute femme de plus de 45 ans se présentant aux urgences avec une fracture est systématiquement vue par une équipe spécialisée, et elle bénéficie, si cela est nécessaire, d’une ostéodensitométrie et d’informations spécifiques”, explique le docteur Rajzbaum. Cet examen indolore mesure la densité des os et évalue ainsi la nécessité, ou non, d’un traitement. L’ostéodensitométrie est remboursée depuis 2006 et dans certains cas seulement (une fracture vertébrale ou un traumatisme mineur, des antécédents familiaux d’ostéoporose…).

OÙ EN SONT LES TRAITEMENTS ?

L’apport de calcium et de vitamine D doit être suffisant ou, le cas échéant, complété par des traitements. Les médicaments utilisés ont longtemps été limités au traitement hormonal substitutif, le TSH, qui compense la chute des hormones à la ménopause. Aujourd’hui, il n’est prescrit qu’aux femmes souffrant de troubles liés à la ménopause comme les bouffées de chaleur. Les médicaments plus récents agissent en empêchant la destruction des os ou en stimulant leur formation. Ils ont une efficacité similaire mais ils partagent la nécessité contraignante de prendre régulièrement un traitement et bon nombre de femmes l’interrompent prématurément, au détriment de leur efficacité. Les chercheurs s’attellent donc à trouver des formules plus pratiques, à prendre tous les trois ou quatre mois, ce qui améliorerait grandement la qualité de vie des patients.

pour ou contre les produits laitiers ?

mangez cinq fruits et légumes, une fois de la viande ou du poisson, trois produits laitiers une fois par jour”, ce sont les recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS). Une aberration selon Thierry Souccar, journaliste scientifique, qui dénonce la consommation excessive de produits laitiers. “Avec un tel régime, un yaourt ou deux au maximum sont largement suffisants. Aucune donnée scientifique ne prouve l’intérêt d’une telle consommation, on peut même penser qu’elle serait nocive à long terme.Car, dans les pays gros consommateurs de produits laitiers, il y a davantage d’ostéoporose et de fractures du col de l’utérus ! Aujourd’hui, reconnaissons-le, nous ne le savons pas !

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