Vivre chez soi le plus longtemps possible, c’est le rêve de tout le monde. Quand il faut changer de domicile et trouver un établissement adapté, les familles sont souvent désemparées. Quelle est l’offre, comment choisir, combien ça coûte, comment aborder les relations entre soignants et famille ?
les premières questions
Depuis quelques mois, Françoise, 55 ans, avait des doutes. Elle habitait Lyon et sa mère, 80 ans, installée à Bordeaux, lui téléphonait à longueur de journées, en tenant des propos contradictoires. Elle oubliait la conversation précédente, disait se lever de plus en plus tard, n’avoir jamais vraiment faim. Jusqu’à ce coup de fil, en pleine nuit, pour savoir où était caché l’aspirateur. Le diagnostic Alzheimer était bientôt posé, ainsi que la nécessité de trouver un établissement, car Françoise, fille unique, voyageant beaucoup, ne pouvait l’installer chez elle. « J’étais totalement désemparée. Où m’adresser ? Comment savoir si telle ou telle maison était bien ? Et puis je sentais coupable à l’idée « d’abandonner » ma mère dans une maison de retraite. Sans parler des problèmes d’argent. Certains établissements coûtent près de 100€ par jour, c’était prohibitif.» Commence alors l’enquête. On fait le tour des amis qui ont eu le même problème avec leurs parents, on compare les maisons, les prix. La première maison est un échec. Personnel indifférent, relation minimum avec la direction, absence de stimulation, négligences. Il faut à nouveau partir en quête. La deuxième sera la bonne. Rien d’exceptionnel, mais un cadre agréable sans être luxueux, un personnel attentif, un directeur très présent.
Souvent décidée dans l’urgence, l’entrée en maison de retraite est toujours un moment difficile. Et les psychologues ont beau suggérer d’anticiper, d’en parler avant que le problème ne se pose vraiment, les enfants hésitent à aborder le sujet avec leurs parents très âgés. D’autant que les medias associent souvent la maison de retraite à un lieu de maltraitance, qui existent parfois là comme dans les familles ; et mettent plus rarement en avant les expériences novatrices ou les réussites patentes. Et il faudra sans doute encore du temps avant que les établissements ressemblent à des domiciles » selon le vœu de Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs de maisons de retraite (ADEHPA).
Les guides Senior Plus
3 femmes de 3 générations différentes sont à l’origine des premiers guides des meilleures maisons pour personnes âgées par région. Paru en septembre 2004, le guide Paris-Ile de France a été suivi de Rhône-Alpes, PACA et, en septembre 2007, Nord/Belgique et Grand Ouest. Un salon Bien vieillir (3e édition, porte de Versailles 5-7 octobre 2007), un site internet et un magazine Senior Plus complètent aujourd’hui une offre destinée à positiver l’avancée en âge. Tél 01 43 2122 05 www.seniorplus.fr
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