Entre familles et soignants, on a parfois du mal à se comprendre, à s’apprécier. De bonnes relations facilitent l’adaptation de votre parent âgé.
A lire
Catherine Déliot et Alice Casagrande,
éd John Libbey, 25€
L’accueil :
Souvent l’équipe d’accueil remarque que la famille parle du nouveau résident à la troisième personne, comme s’il n’était pas là. Laissons-le, si possible, s’exprimer, attention à lui laisser toute sa place de sujet. L’équipe y est très sensible et en tiendra compte pour une bonne intégration.
Les débuts :
Si votre parent se plaint, la résistance à sa nouvelle situation est plutôt bon signe, ont remarqué les soignants. Ces personnes accomplissent le deuil de leur vie antérieure et vont souvent, mieux que d’autres, s’adapter à la nouvelle. Aussi, choisissez les mots qui vont l’aider, ne pas dire « tu vas être bien ici, c’est joli »…mais plutôt « je te comprends », pour partager son angoisse légitime.
La propreté :
Votre mère porte un gilet taché, et votre réaction est de vous demander si cette maison fait bien son travail. Parlez-en avec l’aide soignante, elle vous dira peut-être que votre mère a absolument voulu remettre ce gilet. Il fait partie d’elle, comme une seconde peau qui la protège de l’extérieur (pensons au doudou des petits qu’on a bien du mal à laver, parce que justement c’est « l’odeur » qui rassure). Une solution à trouver ensemble.
L’image :
vous désirez avoir de votre parent une image aussi belle que possible et vous comptez sur les soignants, pour vous la restituer. Ainsi, se plaindre au sujet du linge est une façon de récupérer l’image perdue. Une infirmière raconte le cas d’une femme qui vient chaque jour compter le linge dans l’armoire. Poser la question « comment va ma mère » est plus difficile. Pourtant l’infirmière serait prête au dialogue.
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