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vendredi 12 mars 2010
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ecrire ses mémoires à la découverte de son histoire
lundi 01 septembre 2008
par La rédaction Senior plus

Transmettre l’histoire familiale, donner un nouveau sens à son existence ou tout simplement réaliser un rêve : du carnet à spirale au blog sur Internet, le plaisir d’écrire trouve une nouvelle jeunesse.

Ecrire ses mémoires à la découverte de son histoire

PRATIQUE

  • Agence Plume

Faire rédiger le livre de sa vie par une passionnée d’écriture.
tél : 02 38 30 63 60

ÉDITER SES ÉCRITS

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POUR ÉCHANGER

  • L’Association pour l’autobiographie

tél : 04 74 38 37 31

sitapa.free.fr

À LIRE

  • L’Alouette

Bernadette Puijalon
éd. de Borée, 18€

  • Le chahut

Chantal Cambronne-Desvignes
éd. Du Bord de l’eau,
11,43€

le blog de Michelle Crecq
motsetmauxdemiche.

blog50.com

J’ai envie de transmettre mes valeurs à mes douze petits-enfants. Je veux qu’ils sachent d’où ils viennent, quelles sont leurs racines, qu’ils apprennent aussi comment d’autres avant eux se sont battus afin qu’ils aient cette vie.” À 63 ans, Michèle Crecq a choisi le blog pour s’exprimer. “C’est beaucoup plus pratique que le papier. Au début, j’ai hésité, je trouvais cela impudique car tout le monde pouvait lire. Aujourd’hui, j’estime que c’est formidable. Mes proches découvrent mes récits au fur et à mesure et l’on peut en parler. Si je meurs demain, au moins ils sauront déjà quelque chose de mon histoire, de la leur.” Aujourd’hui 3 % seulement des blogueurs sont des seniors. Mais qu’importe le support, l’important est de se raconter, de faire retour sur soi, de s’isoler quelques heures dans une bulle où seuls comptent la musique des mots, le plaisir de trouver la phrase juste, l’expression qui traduit exactement l’émotion à faire passer. Et les motivations varient. Ainsi, pour Chantal Cambronne, écrivain, prime le plaisir d’écrire, d’être lue, de partager avec d’autres. “Je sais écrire, recréer ce que j'ai vécu, mais pas inventer des personnages, alors je me raconte : mon enfance, mes amours, mon ancien métier d’enseignante, ma vie aujourd’hui, à 70 ans… Côté famille, mes enfants s’intéressent inégalement à mes textes, peut-être mes petits-enfants ou arrièrepetits-enfants auront davantage de recul.”

DE LA MÉMOIRE INDIVIDUELLE À LA MÉMOIRE COLLECTIVE

Combien sont-ils à se livrer ainsi dans des récits de vie, des autobiographies, des autofictions ? Beaucoup. À elle seule, l’Association pour l’autobiographie (APA) compte 800 adhérents passionnés par le sujet, en France et en Europe, répartis en groupes locaux organisant des lectures croisées de textes. Certains rédigent eux-mêmes leur autobiographie, d’autres se font aider par un tiers, écrivain biographe, qui, pour une somme variant de 2 000 à 4 000 €, met en forme le récit oral. L plus souvent, il s’agit de transmettre quelque chose à la famille, mais ce n’est pas toujours le cas. Ainsi, l’APA conserve-t-elle dans son fonds pas loin de 22000 textes, journaux intimes, récits de vie, autobiographies. “Leurs auteurs ne souhaitent pas être lus par leurs proches, parce qu’ils craignent de les blesser, estiment que certaines parties de leur histoire ne les regarde pas, que certains épisodes sont trop lourds, d’autres préfèrent laisser s’écouler un laps de temps avant que leurs écrits ne soient découverts”, explique Christine Coutard, secrétaire de l’association. Cependant, les chercheurs, eux, peuvent consulter sur place cette mine d’informations sur la vie intime des Français.


“c’est en écrivant qu’on apprend à écrire !”

Bernadette Puijalon, anthropologue, maître de conférences à l’Université Paris XII, est l’auteur de "L’heure de l’alouette", un roman bâti à partir d’anecdotes familiales concernant ses grands-pères et arrière-grands-pères.

Pourquoi écrit-on ses mémoires ?
Il y a une différence entre mémoires et autobiographie. Les mémoires impliquent une volonté d’inscrire sa petite histoire dans la grande. L’autobiographie, c’est le récit de souvenirs d’une vie. Mais, dans tous les cas, il s’agit soit de transmettre quelque chose de l’histoire familiale aux générations suivantes, soit de se retourner sur sa vie dans un but d’élucidation. Et puis, écrire sur sa vie est encore le meilleur moyen de soigner la nostalgie.

Peut-on parler de thérapie ?
Surtout pas ! Il y a dans le fait d’écrire une totale recréation du passé, une réactualisation. Proust parle bien d’ailleurs de “temps retrouvé”… La notion de création est très importante : il ne s’agit pas de dire toute la vérité, mais seulement une vérité, la sienne propre. On peut ainsi s’autoriser à glisser vers l’autofiction ou, pourquoi pas, vers le roman.

Quel conseil donneriez-vous à un autobiographe débutant ?
Il faut oser, ne pas se laisser intimider par la page blanche et se dire que ce n’est pas le cerveau qui guide la main mais, au contraire,la main qui guide le cerveau. Il peut être utile, également, de participer à des ateliers d’écriture. Ceux-ci permettent, en effet, de s’entraîner, de s’entraider, d’échanger. C’est très stimulant. Et surtout, c’est en écrivant qu’on apprend à écrire !

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Commentaires

09/06/2009 | sojasun
une mémoire
J'aimerai écrire l 'histoire de mon papa , faire découvrir à ses petits enfants sa vie pas ordinaire .Mais voila comment commencer.
Je pense que c'est le problême de beaucoup de personne.Par oû commencer?